Cash Back : quand les commerçants deviennent des banques

Cash Back : quand les commerçants deviennent des banques

Pour retirer de l’argent liquide, plutôt que de vous rendre dans un distributeur de billets automatique ou une banque pour y consacrer des heures, vous pouvez vous tourner vers un commerçant qui propose du Cashback.
Que veut dire Cashback ? Est-il légal, gratuit ou disponible en France ? Y a-t-il une limite prévue en ce qui concerne le montant à retirer ? Comment procéder pour dénicher un commerçant qui offre ce service ? Cet article se fixe comme but de vous éclairer sur ces différentes questions.

Comment le service du Cashback fonctionne-t-il ?

Encore appelé « remise en argent », le Cashback s’avère un système de retrait instauré pour permettre aux marchands d’échanger de l’argent comptant avec leurs clients contre des transferts par carte bancaire. Par exemple, en vous rendant chez un commerçant proposant ce type de service, vous pouvez commander un produit coûtant 5 euros, payer 55 euros par carte bancaire puis demander de recevoir votre reliquat (soit 50 euros) en cash. Vous comprenez là qu’avant de pouvoir retirer vos espèces, vous devez nécessairement effectuer un achat par carte bancaire (les autres moyens de paiement ne sont pas permis). Attention : ne confondez pas ce type de service avec le Cashback classique ou le Cashback en ligne qui consiste à obtenir une réduction de prix sur un achat d’un certain montant préalablement défini par le vendeur.

Le service de Cashback est-il gratuit ?

La loi n’a rien prévu à ce sujet. Pour l’instant, il revient à chaque marchand de fixer le pourcentage à prélever sur chaque translation. Néanmoins, plusieurs commerçants le proposent gratuitement afin d’attirer plus de clients vers leur boutique.

Que gagnez-vous en adhérant à cette offre ?

Vivez-vous dans une zone rurale où les distributeurs de liquidités s’avèrent extrêmement rares ? Il vous suffit de vous diriger vers un commerçant qui propose l’offre du Cashback pour retirer votre argent. Ce service simplifie largement le quotidien des seniors, mais également la vie des touristes qui ont de l’argent sur leur carte bancaire ou qui ont besoin de liquidités en urgence. En outre, ce dispositif sert à accroître l’activité commerciale du marchand qui le propose, à fidéliser sa clientèle et constitue par la même occasion un service de proximité pour celui-ci. La proposition de ce service permet aux commerçants d’augmenter leurs ventes, et donc leur chiffre d’affaires. Souvenez-vous : avant de pouvoir retirer la somme d’argent disponible sur leur carte bancaire, les clients doivent réaliser en amont des achats. Par ailleurs, plusieurs banques se sont retirées du marché de la distribution de liquidités au guichet automatique, surtout en milieu rural. On note ainsi une disparition progressive des services de proximité. Plusieurs pensent d’ailleurs que le développement de ce service pourrait entraîner la disparition des agences bancaires à long terme.

Quel est le plafond des retraits dudit service ?

Cette offre est prévue dans la loi 2018-700 et profite aussi bien aux commerçants qu’aux consommateurs. Il est parachevé par le décret n°2018-1224 pris le 24 décembre 2018 qui définit ses conditions d’application, ainsi que les sanctions à appliquer en cas de non-respect d’une ou l’autre de ces réglementations. À l’heure où cet article est en train d’être rédigé, le plafond des retraits en Cashback est de 60 euros. Le montant minimal de biens à payer pour bénéficier de ce service est établi à 1 euro. Néanmoins, un décret sortira bientôt (sûrement cet automne) pour venir rehausser ce montant maximum à 100 voire 150 euros.

Où faut-il se rendre pour profiter des services en Cashback ?

Tous les commerçants ne proposent heureusement pas ce service dans leurs offres.
Pour savoir si un commerçant offre ce service ou pas, demandez-lui ou vérifiez s’il a affiché des informations à ce sujet à proximité du lieu d’encaissement.

Ce service est-il accessible en France ?

Cette offre s’avère très peu populaire en France parce qu’elle a fait son entrée à l’intérieur du pays tout récemment. Il faut attendre encore des mois avant qu’il ne se développe en France comme c’est le cas dans d’autres pays européens.

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Le SMS d’authentification des achats en ligne disparaît

Le SMS d’authentification des achats en ligne disparaît

Les SMS de validation des achats en ligne (One Time Password) supputés moins sécurisés s’éclipsera entièrement du marché dans les six mois à suivre. Si vous êtes un adepte des commandes en ligne, alors préparez-vous à changer vos habitudes d’achats. Voici quelques points essentiels à retenir sur cette modification des SMS de validation.

L’autorité bancaire européenne atteindra son objectif d’ici là

L’Autorité bancaire européenne a demandé aux commerçants et aux banques de changer en bloc les SMS d’authentification des achats en ligne contre d’autres systèmes plus complexes parce qu’ils s’avéraient faciles à contourner. De nouveaux moyens d’authentification plus poussés devront faire leur apparition sur le marché notamment des applications de banques et de nouvelles générations de cartes dites biométriques. Ce changement qui a pris effet le 14 septembre 2019 devrait s’accomplir progressivement en toutes ses facettes d’ici le 31 décembre 2020 comme ce fut la demande de plusieurs états concernés par le décret. Passé ce délai, tous les pays concernés par la loi doivent lancer ces méthodes d’authentification fortes afin d’éviter les échecs de paiements. Désormais, les banques devront vérifier l’identité de l’acheteur puis se conformer à trois exigences de l’Union européenne au cours des translations en ligne comme détaillé ci-dessous :
– demander une information singulière qui n’est connue que de l’acheteur ;
– demander une donnée unique au client ;
– demander à l’acquéreur de valider sa commande en certifiant son trait physique avec la méthode des empreintes digitales ou la reconnaissance faciale.

Ce changement n’est pas sans conséquence du côté des commerçants

Les nouvelles technologies de validation des achats en ligne limitent certes la fraude sur les paiements par carte bancaire, mais ils constituent des vecteurs de plusieurs autres problèmes. Au fait, avec ces nouveaux dispositifs, le processus d’achat des clients tend à se prolonger dans le temps. Les clients sont obligés de passer plus de temps que d’habitude avant de commander leurs produits. Tout ceci engendre une baisse des taux de conversion sur les sites de vente en ligne.